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Vient de paraître

Nouvel ouvrage sur le "Globish"

 

20170305 new book

Suite de l'article Ultimes idées pour votre progression

Corrigés et audio

Vous trouverez ici le chemin vers les corrigés, écrits et audios, des exercices proposés dans les livres "Découvrez le Globish", et "Demain je parle Globish" (diffusé principalement au Québec). Cliquez ici, sur le texte présent pour y accéder.

Monsieur Lévy est Professeur de géographie et d’aménagement de l’espace à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, directeur du laboratoire Chôros. Il travaille sur la ville et l’urbanité, la géographie politique, l’Europe et la mondialisation, les théories de l’espace des sociétés, l’épistémologie de la géographie et des sciences sociales.

Il a lu l’ouvrage « parlez globish » avec une méticulosité et une profondeur d’analyse tout à fait helvétiques. Ce n’est pas un mince honneur pour ce livre. Il est de plus évident qu’un Suisse se trouve disposer d’un observatoire indiscutablement favorable quand il s'agit de commenter et d'enrichir un avis sur les rapports entre le français et l’anglais : pour de multiples raisons, l’indépendance et l’objectivité sont garanties.

Monsieur Lévy ne soutient pas l’idée d’une fragmentation progressive de l’anglais en des formes de moins en moins compatibles. Les citoyens du Royaume Uni sont pourtant nombreux à s’inquiéter de la dérive de leur langue de l’autre côté de l’Atlantique, et de la pollution que les séries télévisées américaines leur infligent en retour. Les professeurs, de ce côté-ci du « English channel » ne cessent de s’en désoler également.

Mais il est nettement plus positif quand il écrit : « En résumé, le globish est forcément un objet à la fois divers et dynamique, et son autonomie est partielle car elle renvoie la langue proprement dite, elle aussi diverse et dynamique. Cela ne signifie pas que l’idée est mauvaise mais simplement que la construction d’un anglais mondial relève d’un vrai travail de linguiste, nécessairement collectif et ouvert, toujours inachevé. » Phrases qui semblent bien indiquer qu’il en admet le principe et l’intérêt, mais le voudrait résultat d’un effort de professionnels à l’autorité génétique indiscutable. Jean-Paul Nerrière ne prétend nulle part, en effet, être un linguiste, mais uniquement un praticien qui a assuré plus d’un tiers de siècle son existence économique grâce à une maîtrise efficace de l’outil « globish » dont il est le premier à faire la promotion, et à proposer la justification. A ce titre il se découvre imbibé d’un pragmatisme de culture bien anglo-saxonne : avancer dès que l’on peut et que c’est utile, plutôt l’efficacité immédiate que la perfection dans mille ans.

Un peu plus loin, Monsieur Lévy déclare : « Le projet de Nerrière consiste à convaincre les francophones que la pratique de l’anglais n’est pas forcément un coup porté au français, puisque, nous dit-il, ce n’est pas vraiment de l’anglais. Don’t speak English, proclame le surtitre du livre. Au-delà de cette faiblesse argumentative, cette démarche présente l’avantage de partir sur une autre base que purement défensive pour penser la place des langues « internationales » autres que l’anglais. Nerrière critique ainsi les attitudes consistant à faire la chasse aux mots étrangers car c’est un combat d’arrière-garde inévitablement perdu dans un monde où les langues s’interpénètrent à l’infini. Il prétend même que si tout le monde parle cet anglais limité, les emprunts incontrôlés se raréfieront. À l’inverse des coups de menton volontaristes, la proposition du globish consiste en effet, sous couvert de l’identifier comme un objet linguistique différent de l’anglais, à éviter les frustrations des autres « grandes langues » et, dans le cas du français, de la seule langue internationale encore vivante ayant eu un statut qu’on pourrait qualifier de mondial dans un passé relativement récent. » Merci Monsieur Lévy pour votre soutien.

La convergence entre le globish et la recommandation du rapport Thélot (rapport de la Commission du débat national sur l’avenir de l’Ecole ) est de plus bien apparue à Monsieur Lévy : « L’anglais de communication internationale […] n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne. » (p. 58)

Comme on le voit, nous ne sommes pas très éloignés du globish, si l’on nettoie le concept proposé par Nerrière de ses petites coquetteries. Le rapport Thélot ne dit pas que cet anglais-là n’est pas de l’anglais véritable, il ne dit pas non plus qu’il faudrait enseigner une version appauvrie de cette langue; il dit seulement qu’un niveau minimal de maîtrise est nécessaire si l’on veut pouvoir être à l’aise dans des situations géographiques d’échelles européenne et mondiale.

En installant, comme cela se passe désormais dans un grand nombre de pays, l’enseignement de l’anglais dès le primaire (le rapport suggère de commencer au CE2), on lui donne un statut particulier, différent des autres langues. À partir du moment où on prend aussi en compte l’anglais des non-anglophones — ce qui est la grande et belle idée de Nerrière —, on décale inévitablement le centre de gravité de la compétence à acquérir en direction d’une réalité plus ouverte, aux contours plus flous : la capacité de communication l’emporte sur la définition stricte de l’outil qui la rend possible. Enfin, le traitement particulier de l’anglais permet le sauvetage des autres langues. Si l’anglais devient une matière de tronc commun et que les élèves apprennent deux autres langues (comme aux Pays-Bas), des idiomes comme l’allemand et le russe — qui risquent d’être éliminés du système scolaire français —, le chinois, l’arabe et le japonais — qui peinent à s’y faire une place — retrouvent toutes leurs chances. »

Analyse intéressante, et assez nuancée pour que son évocation ici ne soit pas suspecte : le débat est plus riche et plus prometteur que l’encens. Vous pouvez trouver la rédaction en intégralité sur le site de Monsieur Jacques Lévy :
http://www.espacestemps.net/document1040.html

Intéressante présentation du livre "don't speak English, parlez globish" en dernière page de cet immense quotidien, sous la signature d'Alain Guyot.

S'y trouve démenti le pessimisme des intégristes de la francophonie qui redoutent que le globish ne fasse que renforcer l'hégémonie de l'angloricain:

Question: "Prôner le développement de cet "outil", n'est-ce pas renforcer encore plus la langue anglaise?"

JPN: "L'anglais est effectivement le vecteur des différentes cultures et civilisations américaine ou anglo-saxonne. Mais le globish n'est pas une langue stricto sensu, ce n'est qu'un moyen pour favoriser les échanges.

Au delà de cet échange, les lecteurs du livre y auront trouvé la démonstration que le globish, loin de renfocer l'anglais ou l'angloricain, contribue à l'affaiblissement et à la débilitation de ces parlers.

La chaîne de télévision France 3 diffusait le 15 décembre, sous la conduite de Franz-Olivier Giesbert, une très intéressante émission intitulée « la langue française a t’elle encore un avenir? ». La conclusion du débat était optimiste, et appuyée sur des raisonnements ou observations avancées par des sommités trop nombreuses pour être ici toutes énumérées. Claude Hagège y rivalisait de brio avec Alain Rey et Erik Orsenna. Ce dernier, élu à l’Académie Française à tout juste 51 ans, devait déclarer, en parlant de l’anglais contemporain parlé partout dans le monde : « c’est une technique, c’est un outil, ce n’est plus une langue. Je serais la langue anglaise, je ferais un procès pour mauvaise appellation. C’est l’outil de la globalisation. On peut l’appeler « globish » plutôt qu’anglais ».

Tant en substance qu’en formulation, on croirait trouver une citation extraite du livre « don’t speak English, parlez globish ».

Peu auparavant, Franz-Olivier Giesbert avait aussi, résumant d’autres propos, souligné que « l’anglo-américain est anglicide ». Autre thèse défendue dans le même livre.

L’idée fait allègrement son chemin, merci Messieurs de l’endosser ainsi.

L’enseignement de l’anglais aggrave les inégalités, par Jean-Paul Nerrière.

Claude Thélot vient d’apporter au ministre de l’éducation nationale son éclairage sur l’avenir de l’école. Il y a peu, Bernard Plasait, alors sénateur, fait ses recommandations sur notre industrie touristique. Ils se rejoignent en recommandant la maîtrise d’un « anglais de communication internationale ». C’est tout l’objet du « globish », sur lequel je souhaite attirer l’attention de François Fillon.
La langue parlée internationalement de nos jours n’est plus l’anglais de la reine, ni même celui de Mickey, mais un dialecte pauvre qui n’attendait qu’un nom, une codification et une délimitation. Ce dialecte s’appelle désormais le globish. C’est celui qu’utilisent de plus en plus les 88 % de l’humanité qui ne sont pas nés anglophones. Et il est, en outre, amplement suffisant avec les 12% d’anglophones de naissance. Trente-cinq ans de responsabilités à travers le monde me l’ont démontré sans équivoque, et d’innombrables internautes témoignent pour me confirmer dans cette conviction (www.jpn-globish.com). Avec 1 500 mots, une prononciation rudimentaire mais correcte, une grammaire simplifiée, ce parler est plus accessible que Somerset Maughan, Mark Twain et Donald Rumsfeld réunis. C’est celui que pratiquent aussi bien, et avec un égal bonheur, Monsieur Jacques Chirac et Monsieur José Bové, autant sur CNN qu’à Paris.
Cette année, 602 300 adolescents se sont présentés au baccalauréat. Plus de la moitié d’entre eux (les supposées « prestigieuses » séries S, L et ES) espéraient l’obtenir sans qu’il leur soit jamais demandé de parler anglais : l’examen n’exige pas d’eux une épreuve orale. Certes, des épreuves orales facultatives permettent encore de glaner des points en anglais, mais à égalité avec les langues régionales. Ainsi, pour avoir des chances de progresser professionnellement dans la carrière ultérieure, parler le breton ou le basque est présumé par le ministère de l’éducation aussi utile que de pouvoir communiquer à Oulan-Bator, Buenos Ayres, Osaka ou Chicago. N’est-ce pas la performance de notre pays qui en dépend, à l’heure de la mondialisation, avec son économie, ses emplois, son prestige ?
Monsieur Fillon croit-il qu’ainsi nos enseignants, si bien formés et si motivés, s’appliquent à apprendre à leurs élèves la maîtrise de la communication globale ? Allons donc ! Ils leur enseignent, et ils ont raison, la manière de réussir à un examen écrit. Et nous devrions nous étonner de ce que le Français est réputé peu à l’aise face aux étrangers ?… Quel gâchis, et quelle frustration ! Les professeurs sont prêts à faire plus et mieux pour cette nation, mais il faut leur en faire instruction et leur en donner les moyens.
Nous ne nous privons pourtant pas de dire que cette facilité, dans le village global, deviendra un différenciateur important. Les petites annonces de la presse le démontrent tous les jours en spécifiant « anglais courant » ou « bilingue » dans le libellé leurs demandes.
En fait, les seuls de nos enfants qui arriveront à cette pratique courante sont ceux dont les parents auront pu financer de multiples séjours linguistiques en terre anglophone, malgré le rendement incertain de ces initiatives. En clair, Marie-Adélaïde de Neuilly y parviendra, et s’en servira pour assurer sa place dans la vie économique. Mustapha aux Tarterets, Dialo à la Courneuve seront abandonnés à la noyade au milieu du gué linguistique. Bonne manière de perpétuer l’écart…
Comme démocrate, le ministre de l’éducation tient vigoureusement à l’égalité des chances. Et, comme ses prédécesseurs, ici il l’oublie. N’est-il pas temps de songer sérieusement à enseigner à tous nos successeurs une langue universelle, dérivée de l’anglais, utile partout dans le monde, suffisante dans sa simplicité, visant le seuil de compréhension et une prononciation acceptable : le dialecte planétaire du troisième millénaire ? Ce serait l’urgence première dans des établissements d’enseignement au fronton desquels un mot fondateur important se trouve logé entre « Liberté » et « Fraternité ».

Jean-Paul Nerrière


Ancien vice-président d’IBM Europe et vice-président d’IBM USA en charge du marketing international. Ancien vice-président du Comité national pour le développement des Grandes Écoles. Auteur de Parlez Globish (Éditions Eyrolles).

Quarante cinq minutes d'émission le 1er septembre à 19 heures sur cette antenne, sous l'animation compétente de Gérard Bonos et d'Aurélie Blonde, en compagnie de deux autres auteurs se consacrant à l'anglais: Danièle Bertein ("l'anglais sympa en cinquante points", autoédité), et Guy de Dampierre, co-auteur et éditeur chez Allistair de plusieurs ouvrages pratiques ("Ecrire en anglais... c'est simple", "lire la presse anglaise", "comment le dire en anglais").

Bien que se trouvant plus sur l'anglais traditionnel, et traitant surtout de sa forme écrite, les deux autres participants se sont montrés très élogieux à l'égard du "globish", de la thèse défendue, et des méthodes recommandées. Tout le monde est tombé d'accord, en fin d'émission, pour proclamer que Monsieur Chirac comprenait ce qu'on lui disait en anglais, arrivait parfaitement à se faire comprendre partout malgré son accent et son vocabulaire limité, et que, donc, il fallait lui rendre justice: il parle fort correctement le globish, puisqu'il atteint le résultat cherché.

Le livre de Danièle Bertein mérite d'être travaillé par ceux qui ont des difficultés avec la grammaire anglaise: il en offre un concentré vraiment peu rébarbatif, traitant de l'essentiel sur un ton enjoué qui ne dissuade pas l'étude.

Dans la rubrique Emploi de Libé, sous la signature de Claire Daumas, une analyse complète et concise de l'ouvrage "Parlez Globish".

La journaliste résume quelques unes des opinions présentes dans le livre: "si vous parlez comme les Américains, vous serez aussi mal compris qu'eux. 88% des habitants de la planète ne sont pas anglophones".

Avec une heureuse créativité aussi dans le vocabulaire elle donne la règle Numéro un: "pas la peine d'exceller dans la langue de Mickey, il suffit de parler un anglais limité à 1 500 mots pour se faire comprendre dans n'importe quelle ville de la planète"...

Découvrez le Globish

Parlez Globish

Paru en avril 2004

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Paru le 30 mai 2005

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Une Anglophone de naissance consacre un livre au "Globish", facile à lire, bien documenté, plein d'anecdotes et d'observations inédites.
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A native English speaker wrote a book about "Globish". It is full of anecdotes, easy to read even for non Native English speakers, and it gives a fair and balanced representation of the Globish concept.
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